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Santé publique : Plus de 50% des Algériens ont recours à l’automédication

mar 13 Mar 2018

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Pour Messaoud Belambri, le président du Snapo, l’automédication s’impose aujourd’hui au pharmacien et ce dernier a, selon lui, les compétences pour un meilleur conseil et une prise en charge du patient.
La nécessité de renforcer le conseil en officine et la formation des pharmaciens d’officine est l’une des recommandations retenue hier lors de la journée organisée par le syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) ayant pour thème l’automédication.
Une pratique encouragée par les différents intervenants tout en insistant sur l’aspect réglementaire qui doit être impérativement mis en place pour mieux protéger les patients. 52% des Algériens ont recours à l’automédication selon un sondage réalisé par l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) sur un échantillon de 2600 personnes, a affirmé le Dr Abdelouahed Kerrar, président de l’UNOP.
Le recours à la phytothérapie, selon le même sondage, est largement utilisé. «77% des personnes affirment acheter leurs produits dans les herboristeries et seulement 12% achètent en pharmacie», a-t-il encore souligné. Ce qui explique, a-t-il précisé, que l’automédication est une réalité dans notre pays et qui nécessite la mise en place des listes précises de produits concernés et une réglementation spécifique.
«Les pouvoirs publics doivent réfléchir en collaboration avec les professionnels à la mise en place d’une commission sur l’automédication et définir tous les aspects liés à sa pratique avec des dispositions réglementaires biens définies», a-t-il ajouté et d’insister sur le profil des compétences qui doivent être au sein de ce type de commission, notamment les experts en la matière.
Quant au rôle du pharmacien dans l’automédication, le conférencier a insisté sur l’actualisation des connaissances et une formation supplémentaire pour le pharmacien : «Cela est à notre portée. L’automédication sera une bouffée d’oxygène pour les producteurs nationaux, les pharmaciens et la Sécurité sociale, tout en préservant l’intérêt du patient.» Pour Messaoud Belambri, le président du Snapo, l’automédication s’impose aujourd’hui au pharmacien et ce dernier a, selon lui, les compétences pour un meilleur conseil et une prise en charge du patient.
«Il est clair que des professionnels et des experts plaident pour une automédication positive dans le cadre de la rationalisation des dépenses et pour une meilleure prise en charge des patients algériens, d’où l’intérêt d’une réglementation précise», a-t-il noté avant de souligner que l’automédication convenablement exploitée et positivement encadrée permettra aussi la réalisation d’importantes économies et la préservation des équilibres de la Sécurité sociale.
Il n’a pas manqué de rappeler que le marché de l’automédication concerne pas moins de 1300 à 1500 marques de médicaments, ce qui correspond à pas moins du tiers des médicaments inscrits à la nomenclature nationale des médicaments qui compte environ 4300 produits. Et ceci représente environ 500 000 dollars.
Il signale qu’en France, l’automédication touche plus 4000 produits dont le coût avoisine les 2,2 milliards d’euros, «un montant supérieur à celui de notre facture annuelle de l’importation de tous les produits pharmaceutiques, secteurs privé et public confondus», a-t-il noté et de rappeler que les trois premiers pays leaders mondiaux de l’automédication sont les USA avec 60 euros/ habitant/an, l’Allemagne avec 44 euros et la Grande-Bretagne avec 37 euros.

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